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16 août 2015

Pause

L'heure de la pause a sonné. Un temps sans ordinateur ni connexion internet pointe le bout de son nez ! Mais avant de tirer le rideau, je vous laisse en compagnie de belles nourritures: une playlist, Musique de l'instant Thé, composée avec soin par Dimitri B. pour - fraîchement cueilli. A écouter tranquillement, à partager aussi avec vos proches… Et deux revues que j'aime particulièrement. La première, Simple Things est disponible en kiosque. Pour Selvedge, la seconde, c'est par ici !

Bel été ;)

10 août 2015

Le restaurant de l'amour retrouvé / Ito Ogawa

Rinco, personnage féminin au caractère déterminé. Kuma, vieux monsieur à l'âme généreuse.
Dans un décor de nature où les produits de la terres sont décrits avec poésie et sentiments, une amitié profonde se retisse. Elle devient un point d'appui précieux pour Rinco dont le parcours de vie connaît des moments difficiles et chavirants.
L'écriture japonaise de ce roman est sensible et poignante. De nombreux passages accordent une large place au sentiment d'amour et montrent comment il constitue la source dans laquelle puiser pour se reconstruire. Ainsi, Rinco va créer l'Escargot, un restaurant où ses deux passions se conjugueront au présent: cuisiner avec amour et prendre soin de ses hôtes. "Mon restaurant, je voulais en faire un endroit à part, comme un lieu déjà croisé mais jamais exploré. Comme une grotte secrète où les gens, rassérénés, renoueraient avec leur vrai moi."
En alliant élégance et simplicité, la culture japonaise me touche particulièrement. J'aime la noblesse des gestes décrits, le caractère épuré des lieux évoqués. Chaque chose est présente pour une raison et contribue à créer un ensemble harmonieux. Le roman entier baigne lui-même dans l'harmonie. A la spontanéité et à l'effort incarnés par Rinco, se mêlent la douceur et la tranquillité de Kuma. A la beauté et au raffinement des plats cuisinés se mêle la rudesse de la mère de Rinco. Le rythme est parfait, équilibré. Une belle histoire à glisser dans sa valise ou à lire tranquillement au jardin...

22 juil. 2015

Back to the 70s


Partir le temps d'un grand weekend à la rencontre de la nature, des paysages, des sources d'eau. Redécouvrir sa famille, son mode de vie, ses habitudes. Se redécouvrir soi-même. Le tout bercé par le ronronnement du moteur de Jimi, un combi Volkswagen de 1979…

Les combis sont à nouveau sur le devant de la scène. Effet de mode ? Peut-être. En tout cas c'est mérité ! Leur bouille sympathique et leur aménagement calculé à la perfection par Westafalia offrent de belles possibilités de dépaysement. Ils sont le compagnon idéal du voyage improvisé, une invitation à prendre le temps, à s'arrêter là où bon nous semble, à siroter délicatement une infusion sur la banquette arrière pendant que son bien aimé choisit le parcours au volant du mythique véhicule. Une fois à bord, il règne une atmosphère joyeuse, paisible. Les gens croisés nous sourient. Le ballotement du corps accompagne le tracé de la route. Tout semble différent. 
A mesure que le paysage se dessine, on goûte les beautés autour de soi, on repère ci et là quelques coins pittoresques. Plus tard ce sera le moment d'improviser un pique-nique composé des produits frais glanés sur le marché. Le modeste coin cuisine de Jimi sera alors notre précieux allié. Assis sur une fouta chacun pourra savourer ce qui lui plaît et même s'abandonner au plaisir de la sieste. 
Puis à nouveau rouler, rouler au gré de ses envies, rouler pour le plaisir de rouler, d'embrasser les sensations d'une époque révolue mais toujours présente à travers des symboles comme le combi VW. On a l'impression de vivre en décalé, de s'extraire de son environnement habituel, de toucher quelque chose de nouveau et pourtant déjà ancien. Est-ce ça le côté mythique ?
Quand vient le soir il suffit d'observer les alentours, éventuellement pointer le doigt sur la carte et choisir le lieu qui nous accueillera pour la nuit. Face à une rivière, au bord d'un champ de blé fraîchement coupé, sur la place d'un village… Peu importe. Une fois les rideaux tirés, on se retrouve dans un cocon d'intimité et de douceur. Le temps semble à nouveau suspendu. On peut déployer la tente puis écouter les bruits voisins à travers la toile. Clin d'oeil aux étoiles. Elle veillent sur nous… On reprendra la route le lendemain gagné par cette ambiance 70s vraiment charmante !

Si vous aussi, vous avez envie de connaître Jimi, vous pouvez contacter Seventies Combi. Location dans la Drôme. Pour les habitants ou vacanciers d'une autre région, il y a tout plein d'infos sur le site de Sébastien, Be Combi.

10 juil. 2015

Serviette ou fouta ?

Je vous propose aujourd'hui un post léger sur un sujet qui a peu d'importance ! 

En cette période de canicule, je ne rêve que d'une chose: me baigner dans une eau fraîche. Mer, rivière, torrent ou piscine, peu importe. Je rêve d'une eau fraîche qui m'accueillerait toute entière et me ferait vivre à nouveau à une température agréable. L'idée même de baignade amène son corollaire, l'étoffe utilisée pour se sécher. En effet, si le plaisir de la baignade est grand, celui de se lover dans une belle matière la peau encore mouillée l'est également. Le choix de cette dernière est à prendre au sérieux ! Il y a là matière à réflexion. Alors serviette ou fouta ?

Pour ceux qui ne connaissent pas la fouta, il s'agit d'une grande pièce de coton tissée de manière particulière, souvent en nid d'abeille ou à plat. Généralement elle s'habille de rayures et allie deux couleurs. A l'origine, elle était utilisée dans plusieurs pays méditerranéens, notamment en Tunisie, pour se rendre aux bains publics ou autour de la taille pour rester tranquille chez soi. On la retrouve aujourd'hui dans nos contrées comme drap de plage, nappe à pique-nique, plaid fancy ou encore déco de canapé.

J'ai longtemps utilisé des serviettes, sur la plage comme à la maison. Des petites car facile à plier, des moyennes pour avoir un peu plus de surface et des grandes pour les jours de confort. J'aime leur moelleux et leur douceur lorsqu'elles sont neuves mais leur qualité d'absorption me laisse perplexe. Sans compter que certaines serviettes laissent de petites particules sur la peau si on se frotte vigoureusement avec. Il devient alors impossible de s'enduire le corps d'huile une fois la peau sèche. Puis au fil des lavages, elles deviennent rêches et perdent de leur tenue. Quant au stockage, mieux vaut disposer d'un grand placard. Une alternative possible ?

Ma sensibilité pour les tissus et les belles étoffes m'a amené, il y a quelques années, à découvrir la fouta, ce drap de hamman aux larges dimensions. J'étais d'abord sceptique à l'idée d'utiliser un simple linge pour me sécher. A la rigueur comme paréo ou comme plaid pour un pique-nique improvisé mais de là à s'enrouler dedans après un bon bain, je n'y croyais pas. Je trouvais ça trop fin, trop râpeux. Pourtant je suivais discrètement l'évolution de ce tissu qui allait bientôt se retrouver dans tous les magasins de beau linge. Car effectivement la fouta est élégante. Juste pliée sur une étagère, avec ses franges qui dépassent, elle invite à s'approcher. Je voyais aussi qu'elle pouvait s'offrir comme cadeau de mariage, en duo avec une broderie personnalisée dessus. A force de la toucher, de l'observer, l'idée de l'utiliser a fait son chemin. J'ai eu envie de tenter l'expérience. Et c'est ainsi qu'un beau jour, un paquet est arrivé à la maison avec dedans plusieurs foutas. Une personne très attentionnée et à l'écoute de mes désirs s'était arrangée avec Internet pour agir tel un génie qui exauce les voeux. 
L'éclat des couleurs m'a tout de suite plu. La texture aussi. Tant en tissage nid d'abeille qu'en tissage à plat. Une fois venu le moment de me sécher après une douche délassante, j'ai été conquise par la douceur de la fouta. Le contact sur la peau est délicat. L'amplitude de l'étoffe est plaisante. Tout en légèreté. Et l'absorption étonnante ! J'adore ;) Avec un peu de recul il m'apparaît presque plus naturel  d'utiliser un linge pour sécher ma peau. C'est difficile à expliquer. Il s'agit simplement d'un ressenti. Peut-être aussi un souvenir de la merveilleuse expérience au hamman de Tunis, un hamman traditionnel où les femmes ne parlaient pas français. Quelle douceur, quelle attention à l'autre, quel respect du corps. J'avais été bouleversée par la bonté de ces personnes. Alors voilà, pour toutes ces raisons et pour toutes celles à venir, je troquée ma pile de serviettes pour quelques duos de foutas !

Et vous, est-ce que l'expérience vous tente ?